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L’Assurance maladie en France
La protection sociale contre les risques financiers liés à la
maladie est assurée principalement par l'assurance maladie, branche de
la Sécurité sociale. Les organismes mutualistes ou les assurances
privées offrent, par ailleurs, une protection complémentaire.
L’assurance obligatoire
L’assurance maladie est gérée par différents régimes.
Le Régime général de la Sécurité sociale
assure les salariés du commerce et de l'industrie ainsi que leurs familles,
soit environ 80% de la population. Il est géré au plan national
par la Caisse nationale de l'assurance maladie (CNAM) et au plan local, par
les Carsat et les CPAM.
La Mutualité sociale agricole (MSA) couvre les exploitants et les salariés
agricoles, ainsi que leurs familles. En savoir plus
Le Régime Social des Indépendants (RSI), né en 2006 de la fusion des caisses de protection sociale des chefs d’entreprise, est une caisse de Sécurité sociale, administrée par des représentants de ses assurés, artisans, commerçants et professions libérales. En savoir plus
D'autres régimes numériquement moins importants couvrent sur
une base professionnelle certaines catégories professionnelles (mines,
SNCF, marins, etc.)
Une récente réforme de la protection sociale a instauré
une couverture maladie universelle (CMU) . Elle garantit à toute personne,
quelle que soit sa situation, une protection contre le risque maladie par rattachement
à un régime obligatoire d'assurance maladie.
L'assurance complémentaire
Trois types d'organismes de protection
complémentaire coexistent : les mutuelles, les compagnies d'assurance
privées et les institutions de prévoyance.
La protection complémentaire peut résulter d'une démarche
individuelle, mais le plus souvent, elle est proposée aux assurés
à titre collectif dans le cadre de leur activité professionnelle.
Au nombre de 6500 environ, les groupements mutualistes jouent le rôle
le plus important dans le domaine de la protection complémentaire maladie.
Ils assurent plus de 30 millions de personnes, soit 60 % des titulaires d'une
assurance complémentaire et prennent en charge 7,1 % des dépenses
de consommation de soins et biens médicaux.
Les compagnies d'assurance, estimées à 80, sont des entreprises
privées gérées par le code des assurances. Elles financent
3% des dépenses de soins et biens médicaux.
Les institutions de prévoyance, environ une vingtaine,
sont gérées par les syndicats et les employeurs. Elles participent
à 2% des dépenses.
La prévention des risques professionnels
Différents acteurs participent au système de prévention
des risques professionnels et à l’amélioration des conditions
de travail.
Le ministère chargé du travail
Le Ministère chargé du travail a pour mission d’élaborer
et de mettre en œuvre la politique française en matière de
santé et de sécurité au travail.
Il prépare la législation soumise au Parlement, établit
les textes réglementaires et veille à leur application dans les
entreprises. Il
participe aux travaux du Conseil des ministres européens et assure la
transposition en droit français des décisions prises par l’Union
européenne.
Le Ministre impulse la concertation avec les différents partenaires
français concernés par la sécurité du travail et
préside le Conseil supérieur de la prévention des risques
professionnels.
Cette institution exerce, depuis 1976, un important rôle consultatif.
Elle se compose de:
représentants des organisations
d’employeurs, de salariés ;
administrations concernées (Ministères
chargés du travail, de l’agriculture, de la santé, de l’industrie,
de l’environnement) ;
organismes spécialisés (ANACT,
CNAM, INRS, OPPBTP) ;
personnes qualifiées : médecins, chercheurs, techniciens,
etc.
En savoir plus
L'inspection du travail
La fonction première de l’inspection du travail est de contrôler
le respect des dispositions du droit du travail dans l’entreprise, et
notamment de celles concernant la sécurité et les conditions de
travail. L’inspecteur du travail participe aux réunions du CHSCT.
L’inspection du travail développe aussi une importante activité
d’information et de conseil des salariés, de leurs représentants
et des chefs d’entreprise.
Les organismes de la Sécurité sociale
Les Carsat exercent des fonctions de conseil et de contrôle.
Elles gèrent des mesures d'incitations financières.
Gérant financièrement les risques «Accidents du travail»
et «Maladies professionnelles», le Régime général
de la Sécurité sociale s’attache à promouvoir la
prévention contre ces risques dans les entreprises.
Les ingénieurs-conseils et les contrôleurs de sécurité
des Carsat développent une importante activité de conseil technique
auprès de l’entreprise mais peuvent aussi inviter l’employeur
à prendre toute mesure justifiée pour la prévention (procédure
d’injonction) et demander l’intervention de l’inspecteur du
travail.
A noter que dans l’agriculture, c’est la Mutualité sociale
agricole (MSA) qui joue le rôle de la Cnam et des Carsat.
Des organismes spécialisés
L’Institut National de Recherche et de Sécurité
(INRS)
Fondé par la Cnam en 1947, l’INRS apporte son concours scientifique
et technique à la Sécurité sociale pour la prévention
des risques professionnels.
L’institut dispose de moyens de recherche et de laboratoires qui lui
permettent d’étudier les différents aspects de la prévention
(risques physiques, chimiques, sécurité des machines, ergonomie,
etc). Il procède aussi à des essais et certifications de matériels.
C’est le plus important des organismes techniques de prévention.
L’INRS organise à l’attention des entreprises des stages
de formation et édite des supports d’information spécialisés.
Il assure également un service d’assistance et d’orientation
sur les problèmes techniques médicaux et juridiques. En savoir plus
L’Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions
de Travail (ANACT)
Créée en 1973 et placée sous la tutelle du Ministère
chargé du travail, l’ANACT est un établissement public géré
par un conseil d’administration comprenant des représentants des
employeurs et des salariés, des représentants de l’Etat
et des personnalités qualifiées.
L’ANACT a pour mission d’aider les entreprises et les partenaires
sociaux à analyser les conditions de travail et à élaborer
des projets en vue de les améliorer. En savoir plus
L’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment
et des Travaux Public (OPPBTP)
L’OPPBTP a été créé en 1947, en raison de
la situation particulière du bâtiment et des travaux publics et
du fait que les risques y sont plus importants que dans d’autres activités
(1/3 environ des accidents du travail).
Géré par un conseil d’administration paritaire (employeurs
et salariés), l’OPPBTP est financé par une cotisation payée
par les employeurs sur la base de la masse salariale de leur entreprise.
L’OPPBTP contribue à la promotion de la prévention des
accidents du travail et des maladies professionnelles dans la branche du bâtiment
et des travaux publics. Il conseille et assiste les professionnels dans ces
domaines et sur les moyens d’améliorer les conditions de travail.
A cette fin, il contribue à leur formation par l’organisation de
sessions de formation et la publication de nombreux documents et référentiels
techniques. En savoir plus
L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
(IRSN)
Créé en 2002 par le regroupement de l'Institut de Protection et
de Sûreté Nucléaire (IPSN) et de l'Office de Protection
contre les Rayonnements Ionisants (OPRI), l'IRSN exerce, sous la tutelle conjointe
des ministères chargés de la Défense, de l'Environnement,
de l'Industrie, de la Recherche et de la Santé, des missions de recherche,
d'expertise et de contrôle propres à assurer la protection des
populations, des personnes professionnellement exposées et de l'environnement. En savoir plus
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